Maladies curatives - chapitre 6

Le sport et les coronaropathies

Effet de l’entraînement sur les artères coronaires (artères qui irriguent le coeur) et le muscle cardiaque est double :

  • Le sport permet de ralentir la fréquence cardiaque (FC) et de réduire la TA ; or, le stress cardiaque dépend du produit FC x TA, ainsi le stress cardiaque est diminué et pour un même niveau d’activité, le patient reste en dessous du seuil ischémique (de souffrance cardiaque).
  • Le sport a une action directe sur les coronaires en augmentant le réseau capillaire du myocarde et en entraînant une meilleure résistance à l’ischémie. (Bowles DK, 2003).

Chez 1975 hommes, âge moyen 49-64 ans, sur un suivi de 11ans :
Une activité physique de loisir, suffisamment intense, diminue les facteurs de risque cardio-vasculaire : risque coronaire diminué de 30% par rapport aux sédentaires.
(2003 Yu S.)

Chez les hypertendus :
L’activité physique entraîne une réduction du risque coronaire quel que soit le contrôle de la TA :

si HTA contrôlée 12%
si HTA mal stabilisée 9%
si HTA instable 5%.

(Chrysohoou C. 2003).

La prescription d’exercice est comparable à la prescription de médications : un minimum de 1600 kcal/semaine d’activité physique de loisir arrête la progression de la maladie coronaire et une activité de 2200 kcal/semaine fait régresser la maladie coronaire.
(2003 Franklin BA, et al.).