Maladies curatives - chapitre 7

Le sport et l'asthme

L'asthme est une maladie fréquente et en augmentation : 7% des moins de 35 ans sont touchés, en France.

L'asthmatique entretient souvent avec le sport une relation particulière néfaste qui induit un cercle vicieux de sédentarité : l’apparition d’un essoufflement à des niveaux d'activité faibles sont faussement attribués à l’asthme alors que c’est un « déconditionnement » respiratoire, mais pour éviter cet essoufflement, le sujet réduit son niveau d'activité, ce qui aggrave le déconditionnement physique et accroît l’essoufflement à des niveaux d'activité encore plus bas. Ainsi, les asthmatiques deviennent des inactifs, en mauvaise condition physique et ils sont parfois trop gênés pour se remettre au sport. D’ailleurs, dans des enquêtes chez les enfants, 52% des enfants asthmatiques ne participent pas aux cours d’éducation physique et l’asthme est la cause la plus fréquente d’absence en sport.

Pourtant, la pratique du sport améliore l'évolution de la maladie asthmatique et permet (certains champions étaient asthmatiques) :

  • D’améliorer l’efficacité respiratoire : optimiser la configuration thoracique, entraîner les muscles respiratoires et développer la capacité respiratoire.
  • D’obtenir une meilleure coordination abdomino-thoracique et un meilleur contrôle du rythme respiratoire.                                  
  • D’augmenter la VO2 et d’améliorer la tolérance à l'effort en diminuant de 20-30% l’hyperventilation à l’effort et en provoquant une baisse du réflexe asthmatique.
  • D’améliorer l’impact psychologique : augmentation de l'estime de soi et de la confiance en soi avec une réduction de la marginalisation des enfants asthmatiques.

Néanmoins, l'asthme induit par l'effort reste fréquent (10 %). La crise survient plus volontiers à l’arrêt de l’effort (broncho-constriction vagale). Cependant les sports ne sont pas tous aussi producteurs d’asthmes : la diminution des débits expiratoires dépend des types d’effort : on observe une baisse du débit expiratoire de pointe de 47% pour la course, de 25% en vélo, et de 13 à 15% en natation ou en marche.